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Ta chair je parcours
Posant mains légèrement
De détours en contours
Jusqu’à l’émerveillement
Discernant lèvres avides
Sur elles j’appose miennes
Effleure jumelles collines
Aux cimes couleur de sienne
Lentement s’égrène le temps
Me menant à la rive
Perlant aurore printemps
Là toute apéritive
M’invitant au voyage
Au profond de la source
Intensivement suave
À foison tendre et douce
Et quand survient l’offrande
Moi de me perdre en toi
Comme au vent les lavandes
Embaument âmes d’émois
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